De Leysin à Saint-Louis au Sénégal — Quand une histoire martiale poursuit sa route
- Ante Vukoja

- 3 janv.
- 2 min de lecture

Le Yoseikan Budo à Leysin n’a jamais été une simple discipline. Il a été avant tout une histoire de famille, faite de transmission, de constance et de liens humains forts.
Introduit et enseigné dès 2010, le Yoseikan Budo a été porté pendant 15 années à Leysin par les frères Vukoja. Durant les neuf premières années, le club a également pu compter sur l’engagement précieux de Luis Gomez-Calvo, dont l’accompagnement a joué un rôle déterminant dans le lancement, la structuration et la promotion du club. Au fil du temps, des générations d’enfants, d’adolescents et d’adultes ont traversé le dojo, chacun construisant son parcours, trouvant un cadre, des repères et des valeurs partagées.
En 2025, une évolution naturelle s’est imposée. Le club a choisi de s’orienter vers le Jiu-Jitsu brésilien et le grappling, tout en affirmant une nouvelle identité : Enotho Martial Arts Academy. Ce choix impliquait de refermer le chapitre du Yoseikan Budo à Leysin, avec reconnaissance pour tout ce qui avait été construit durant ces quinze années.
Clore une telle page ne pouvait se faire sans sens.
C’est dans cet esprit qu’est née l’idée d’offrir l’ensemble du matériel accumulé au fil des années, complété par les dons des membres du club, qui ont souhaité, eux aussi, participer à ce geste. Ce matériel était chargé d’histoire : celle des entraînements, des efforts, des progrès et des valeurs vécues sur les tatamis de Leysin.
Les cartons ont été préparés avec soin. Ils ont été envoyés fin octobre.
Puis, ils sont arrivés à Saint-Louis, au Sénégal fin décembre.
Les images de leur ouverture sont fortes de sens.
Voir les membres du club de Yoseikan Budo de Saint-Louis porter ce matériel, s’entraîner ensemble et nous adresser collectivement un message de gratitude est profondément émouvant. Sans emphase, ces gestes simples traduisent une reconnaissance sincère et une communion autour des mêmes valeurs martiales.
Derrière ces images se tient Maître Mamadou, accompagné de son club et de toute une communauté engagée dans une pratique authentique du Yoseikan Budo. Grâce à cet élan, le club de Saint-Louis dispose désormais des bases nécessaires pour structurer davantage son enseignement et organiser sa toute première compétition locale de Yoseikan Budo, dédiée à Enotho.

À Leysin, un chapitre se referme avec sérénité. À Saint-Louis, un autre s’ouvre, porté par l’énergie, l’engagement et la continuité.
Ce projet est le fruit d’une chaîne de solidarité, reliant enseignants, élèves, familles et membres, passés et présents. Ce qui a été transmis va bien au-delà du matériel : c’est une vision, une responsabilité, une manière de pratiquer et de transmettre.
Les arts martiaux n’appartiennent pas à un lieu. Ils vivent à travers celles et ceux qui les incarnent.
Aujourd’hui, l’histoire continue — ailleurs, fidèle à son esprit — tandis qu’à Leysin, Enotho poursuit sa voie à travers le Jiu-Jitsu brésilien et le grappling.
Un chapitre se ferme.
Un autre s’ouvre.


Ante Vukoja
Fondateur ENOTHO Academy



























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